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Maîtriser la langue suffit-il pour communiquer ?

lundi 9 mai 2016
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Enseigner une langue, c’est aussi enseigner sa culture. C’est au professeur en langue étrangère qu’incombe la tâche de former les apprenants aux spécificités de la culture de la langue enseignée parce que l’interculturel est « une réalité relationnelle » [1] . Pour communiquer d’une manière réussie, la maîtrise de la langue ne suffit pas.

« Il existe des styles de conversation très différents. Pour les anglo-saxons, le deuxième interlocuteur ne commence à parler que lorsque le premier s’arrête de le faire. Il n’est pas correct d’interrompre. Les Asiatiques utilisent un modèle de communication où les silences ont une place importante, ce qui gêne souvent les Occidentaux pour qui, un moment de silence est vécu comme un échec dans la conversation. » [2]

Le cours de langue est le lieu privilégié pour une approche interculturelle qui contribue à réfléchir sur les valeurs de ceux dont nous apprenons la langue mais également sur nos propres valeurs. Cette démarche interculturelle nous aidera à nous ouvrir à l’autre, facilitera la rencontre avec l’altérité et l’acceptation de la différence.

La difficulté de comprendre une nouvelle culture vient du fait qu’une grande partie de ses éléments ne sont pas visibles. C’est le syndrome de l’iceberg. Dans le domaine du comportement des individus, Edouard T. Hall, anthropologue américain, divise les normes de comportement en trois parties : 10 % représentent les normes techniques qui sont explicites et logiques (les lois, les règlements), 30 % les normes formelles (les traditions, les règles de bonne conduite) et 60 % des normes sont informelles, c’est la partie immergée de l’iceberg. (expressions faciales, traitement culturel du temps et de l’espace, perception sensorielle, langage du corps, définition du bien et du mal etc.) [3]

Ce qui met également en danger la communication interculturelle, ce sont les stéréotypes. Les gens forment des jugements à propos des cultures voisines et les généralisent en les appliquant à tous les membres de la culture. Parfois ces idées reçues provoquent une distorsion par rapport à la réalité objective. Les désavantages des stéréotypes sont qu’ils ne décrivent pas vraiment une culture mais expriment plutôt un jugement de valeur : devenus clichés, tout le monde les partage et on s’autorise à être hostile sans se sentir coupable.

Dans la collection les Outils malins du FLE, les auteurs de l’Interculturel en classe [4] nous donnent une panoplie de fiches pédagogiques avec des idées qui nous aident à ne pas dissocier la langue de la culture.

Un des exercices proposés est de trouver les éléments qui correspondent aux parties visible et invisible de l’iceberg de la culture. On pourrait également proposer des activités sur les textes et les vidéos des chansons de Grégoire Soleil et de Francis Cabrel Des hommes pareils dont les paroles aident les apprenants à appréhender positivement les différences.

A propos des stéréotypes, on pourrait travailler sur des extraits du livre de Pierre Desproges Les étrangers sont nuls en faisant une sélection très pointue parce que parfois le style de ce livre s’avère carrément vulgaire. Pour faire l’équilibre aux notions plutôt satiriques on peut demander aux apprenants de trouver les stéréotypes positifs des nations mentionnées dans le livre.

Le but de cette analyse des stéréotypes est de les dépasser et de les relativiser pour pouvoir aller à la rencontre de l’autre et faire évoluer les comportements vers plus de compréhension, de curiosité et de volonté de partage. Il s’agit aussi de réfléchir à ses propres valeurs, ses propres convictions.
Un autre exercice intéressant est la comparaison du point de vue des apprenants avec le point de vue canadien et local dans la base de données du site canadien du Centre d’Apprentissage Interculturel http://www.intercultures.ca/cil-cai/countryinsights-aperçupays-fra.asp

L’Artiste d’origine bulgare Yanko Tsvetkov cartographie pour la première fois les stéréotypes des différents pays. [5] Il a édité un Atlas des préjugés, devenu best-seller en Allemagne avec 40 cartes inédites qui portent un regard satirique et sans concession sur les stéréotypes nationaux. Quarante regards croisés où l’on rit aussi bien des autres que de nous, 40 caricatures qui nous en apprennent plus que de longs discours. Un livre plein d’ironie qui permet de mieux comprendre les cultures nationales. Selon le graphiste bulgare, dans ce monde interconnecté où l’information se répand plus vite que la pensée, les préjugés ne sont peut-être rien d’autre qu’un effet secondaire de notre paresse intellectuelle. Ces cartes peuvent être le point de départ pour une discussion et partage d’opinions.

Pour élargir ces références, on peut mentionner aussi le dossier de Manuella FERREIRA PINTO (CIEP) D’une culture à l’autre où elle propose des exercices variés pour sensibiliser les apprenants à la culture de l’autre. http://insuf-fle.hautetfort.com/media/00/01/1152308550.pdf

Pour les professeurs qui enseignent le français des affaires, la prise en compte du contexte culturel est une condition sine qua non. Pour faire des affaires à l’étranger et pour développer des actions pertinentes aux différentes étapes de l’exportation d’un produit, il importe de bien connaître la cible de communication et d’anticiper ses réactions.

L’enseignant Jean-Claude Usunier, professeur en Marketing International à la Faculté des Hautes Ecoles Commerciales, Lausanne a proposé sur son site des dizaines de cas d’études qui prouvent que la cause la plus fréquente des négociations échouées entre les partenaires commerciaux de différentes nationalités est le manque de savoir-faire sur la mentalité et l’identité culturelle des négociateurs. [6]

Geerd Hoffstede, le psychologue social et chercheur hollandais a élaboré des grilles avec des indices des dimensions culturelles de presque tous les pays. Mais malgré toutes les possibilités existantes de nous sensibiliser dans ce domaine, cet élément crucial dans les négociations du commerce extérieur est sous-estimé, voire négligé.
Quelles sont les connaissances théoriques qui doivent être acquises par les acteurs sur la scène internationale du commerce ?

En observant la communication, Edouard Hall réduit les différences à trois catégories : la perception du temps, de l’espace et du contexte.

« J’ai appelé « polychrone » le système qui consiste à faire plusieurs choses à la fois et « monochrone » qui consiste à ne faire qu’une chose à la fois. Dans un système polychrone, l’accent est mis sur l’engagement des individus et l’accomplissement du contrat, plutôt qu’à l’adhésion à un horaire préétabli. » La ponctualité est érigée au piédestal dans les pays monochrones (USA, La Grande Bretagne). Pour les pays polychrones on donne plutôt la priorité aux bonnes relations qu’aux résultats. Les tâches personnelles et professionnelles sont mélangées (les pays méditerraniens). [7]

La perception de la proxémique dans l’espace est différente. E. Hall distingue une distance intime, personnelle et sociale. Par exemple un arabe se met à une distance très proche qui lui permet de « sentir l’odeur » de son interlocuteur.

Dans les nations à fort contexte, la communication est indirecte, implicite, liée à des allusions, des sous-entendus, des non-dits, manque de clarté, prédominance du langage du corps. La confrontation directe et le refus formel sont inadmissibles.

L’idée est qu’on fasse preuve de diplomatie et d’harmonie dans les relations. Ce style de communication est typique pour les pays asiatiques. Pour les nations à contexte faible la communication est directe, explicite. On exprime son opinion clairement. (la Hollande, l’Allemagne, le Bénélux).

Les travaux de Geerd Hoffstede sont basés sur 5 critères : la distance hiérarchique, le degré d’individualisme ou de collectivisme, le degré de masculinité et de féminité, le contrôle de l’incertitude, l’orientation de long ou de court terme. [8]

La distance hiérarchique désigne l’acceptation de l’inégalité du pouvoir auquel on est soumis. Les nations à forte distance hiérarchique tiennent beaucoup au respect de la hiérarchie et les décisions sont prises personnellement par les dirigeants. (les pays latins de l’Europe, les pays d’Amérique et d’Afrique). Dans les sociétés à faible distance hiérarchique on prend les décisions d’une manière démocratique, on cherche l’opinion de ses subalternes (les pays scandinaves et anglo-saxons).

Certains pays reposent plus que d’autres sur la vie communautaire. La manière de vivre ensemble au niveau de la famille ou au sein de la société, diffère sensiblement d’un pays à l’autre. Dans les cultures communautaires, la famille est considérée de manière élargie, on encourage l’individu à se fondre dans le groupe, les relations dans les entreprises sont basées sur la confiance et la base morale, on cherche le consensus. (les pays asiatiques et les pays de l’Amérique Latine). Les sociétés individualistes donnent de l’importance à la réalisation des objectifs personnels (les pays anglo-saxons, l’Australie, la Grande Bretagne).

La dimension du contrôle de l’incertitude fait référence à la manière dont les nations abordent le risque. Certaines sociétés, à fort contrôle de l’incertitude, cherchent à créer un maximum de sécurité de trois manières : par la technologie, par les règles juridiques et par la religion (les pays de culture latine d’Europe et d’Amérique). Dans les pays à faible contrôle de l’incertitude, l’initiative personnelle est fortement encouragée et la tolérance aux idées nouvelles largement pratiquée. (Les pays anglo-saxons, l’Allemagne et les pays scandinaves)

Les sociétés masculines se caractérisent par les aspects suivants : l’ambition, la prédominance de la vie professionnelle sur la vie privée, la dureté des comportements, la valorisation des personnes par le salaire, les conflits durs et ouverts (Japon, pays germaniques, grande Bretagne, USA). Dans les sociétés féminines, le travail est d’abord une opportunité de créer des relations de coopération et de cordialité, de solidarité, le soutien réciproque (les pays scandinaves, la France, le Portugal, l’Espagne)

Les cultures orientées à court terme donnent de la valeur aux traditions, le passé et le présent y sont interconnectés (les pays scandinaves et anglosaxons). L’opposé est l’orientation à long terme où on apprécie la persévérance et l’économie et on regarde le futur plutôt que le présent ou le passé (le Japon et la Chine).

L’Anthropologue bulgare Mihail Minkov a aussi son apport dans le classement de G. Hoffstede [9] en y ajoutant une dimension : plaisir/ modération qui mesure la capacité d’une culture à satisfaire les besoins immédiats et les désirs personnels de ses membres. Selon lui la criminalité dans un pays dépend du degré de la satisfaction des désirs.

M. Loubry dans son livre le Manuel du cosmopolitain [10] donne un exemple éloquent pour « un mariage stérile » entre un entrepreneur français, le directeur général d’une entreprise prospère et son homologue américain qui un jour l’appelle au téléphone avec la proposition de rencontre pour discuter ensemble les perspectives de création d’un joint-venture.

Qu’est-ce qui se passe ? C’est Bob Smith qui prend la parole le premier à la réunion en faisant une présentation exhaustive avec des schémas, des tableaux, des analyses statistiques, des calculs exacts, des pronostics pour le développement et des propositions pour l’amélioration de la stratégie de marketing. Un exposé pragmatique avec des faits concrets et de nouvelles idées. « A vous, Jean maintenant, racontez-nous votre société », invite Bob Smith son collègue français en se balançant sur sa chaise.

Et le P.D.-G. a commencé son récit : « C’est mon père qui a fondé cette entreprise après la guerre … ». Et après il raconte en long et en large l’histoire de l’entreprise, fier qu’il a poursuivi l’activité de son père et en prenant la relève de gérer l’entreprise familiale et qu’il a sauvegardé la tradition. Un exposé oral, sans support visuel, sans données et chiffres concrets. L’attention se dilue, personne n’écoute. Bob Smith le coupe d’une manière abrupte en lui demandant quel est l’état actuel de l’entreprise. Monsieur Jean-Louis Dupont montre son irritation face à cette intervention grossière, déjà vexé en s’entendant appeler par son prénom.

Pour briser la glace, Bob Smith annonce une pause et tout le monde se dirige vers le buffet dressé dans une salle attenante. Petits pains, charcuteries, chips et boissons gazeuses, offerts dans des assiettes en carton et canettes. Pensez-vous qu’un français pour qui la gastronomie est un art sera ravi de cette réception ? Ce buffet à l’américaine a mis fin aux négociations …

Cette histoire authentique présente en miniature les différences énormes entre la culture américaine et la culture française. Si Bob Smith s’était donné la peine de se renseigner sur les particularités de la culture française et le protocole lors des négociations commerciales, il aurait su que :
• À la différence des Américains qui sont orientés vers le futur, pour les Français le passé est d’une importance primordiale. Ils sont tellement fiers de leur histoire que cela est transposé même dans le domaine des affaires. Jean-Louis Dupont rend hommage à ses aïeux en présentant l’historique de l’entreprise familiale. C’est une culture à fort contexte c.à.d. lors de la communication la plus grande partie de l’information est implicite et réside dans le non-dit. Au contraire les Américains ont une communication à faible contexte, l’information est explicite.
• Pour les Français l’espace personnel compte beaucoup, ils respectent le statut social et la hiérarchie. Ce manque de formalité, cet appel avec une partie de son prénom et en plus prononcé à l’américaine « D’jan » sont interprétés comme une intrusion dans la sphère privée du Président-Directeur général français. Le respect du bon ton, de l’étiquette et de la distinction sont obligatoires.
• L’Américain voulait « apitoyer » son partenaire avec le buffet mais il a complètement fait effondrer les négociations. Pour les Français le repas d’affaires est très important. Les négociations commencent « entre la poire et le fromage » quand les deux parties sont dans une bonne disposition de l’esprit. Offrir des sandwichs dans des assiettes jetables est de la négligence par rapport au statut de Monsieur Dupont qui trouve mériter du respect qui correspond à son rang. Monsieur Smith a offert une collation pour ne pas perdre du temps mais il a perdu l’affaire.

Pour les Français la première rencontre d’affaires est une rencontre de courtoisie, surtout dans le but de faire connaissance, de tâter le terrain, d’apprécier à quel point on peut faire confiance et compter sur son partenaire potentiel. Ils ont besoin d’une période de préparation pour connaître leur collaborateur.

Dans ce cas d’études on voit très bien les différences culturelles entre les Français et les Américains selon le classement d’Hoffstede exprimées par les indices entre 1 et 120 dans sa grille.

La France est plutôt une nation féminine (43) ; avec un système social bien développé, très individualiste (71) ; avec une grande distance hiérarchique (68) ; à fort contrôle de l’incertitude (86), le manque de règles provoque un grand stress ; orientation à long terme (63) et un fort contexte de communication.

Les Etats Unis sont un pays encore plus individualiste (91) ; avec une petite distance hiérarchique (40) ; un faible contrôle de l’incertitude (46) ; masculine (62) ; avec ses aspirations pour une grande réussite matérielle ; une orientation à court terme, (26) et une communication à contexte faible.

La méconnaissance de toutes ces différences a voué à l’échec l’idée de Bob Smith pour la réalisation d’une entreprise commune, d’où le titre de cette histoire : Ils se marièrent mais n’ont pas eu d’enfants.

Dans les cours du français des affaires j’applique la simulation de tout le processus de l’exportation d’un produit. Chacun des étudiants choisit un produit et le pays vers lequel il va l’exporter. Les étudiants font des recherches sur la conjoncture économique, les principaux secteurs d’activité et le commerce extérieur du pays choisi dans la base de données des fiches pays du site Moniteur du Commerce International MOCI : http://www.lemoci.com/fiche-pays

L’étudiant fait une analyse des risques et des éventuelles pierres d’achoppement, attendus lors du processus de l’exportation. Il simule tout le processus, notamment l’offre, la campagne publicitaire, les négociations, le contrat, la livraison, le transport et tous les documents authentiques y attenants. Il doit porter une attention particulière aux différences culturelles entre la Bulgarie et le pays vers lequel il exporte ce qui va avoir une influence significative sur le choix du slogan publicitaire et la manière des négocier. Comme références on utilise le site de Geerd Hoffstede pour la comparaison des 6 dimensions qui montrent la compatibilité entre le pays exportateur et le pays importateur en se renseignant de tous les détails explicatifs. http://geert-hofstede.com/countries.html

On peut également utiliser le site : www.executivepanet.com qui représente un guide pour comprendre la culture des affaires, les coutumes et les autres protocoles à suivre.

Certains modules gratuits du jeu Diversophy sont proposés dans le site www.diversophy.com, créé par Dr. Georges Simons, formateur qui a plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de la communication et de la gestion interculturelle.
A part les négociations, un autre domaine vulnérable lors de la communication internationale est la publicité. Toute publicité cherche des arguments percutants ainsi que des mots et des visuels, des sons et le style pertinent pour les exprimer. La culture, la perception du temps influencent les attentes des consommateurs à l’égard du contenu et de la forme des messages. La réceptivité de l’individu est liée à la possibilité de se reconnaître dans la situation qui lui est présentée. Par exemple pour la Turquie, Gillette met en scène un homme brun et mat qui se rase et lui substitue un blond au Danemark.

Pour faire la publicité d’un produit qu’on exporte il faut bien connaître la partie cachée de l’iceberg qui fait référence à tous les facteurs psychologiques de la culture – le système de valeurs, de normes, les modes de pensée, les visions du monde jusqu’au symbolisme des couleurs, même des chiffres du pays vers lequel nous exportons.
L’exemple avec l’échec de la campagne publicitaire de la bière Kronenberg dans les pays asiatiques est choquant. L’année de la fondation de la brasserie 1664 était inscrite sur l’étiquette. Les recherches ont montré qu’en Asie, le chiffre 4 évoque la mort, alors que le chiffre 8 est un chiffre faste. Le changement du chiffre a fait monter les ventes.

La campagne Nike a été obligée de retirer 38000 baskets du marché arabe parce que le design du logo en hiéroglyphes a été considéré comme vexant, il ressemblait beaucoup à l’écriture du mot « Allah ».

La simple traduction du message s’avère insuffisante, compte tenu des différences culturelles. « La traduction devient alors pour partie une « nouvelle conception “du message, “une tradaptation” [11] qui concilie le travail linguistique et l’adaptation du texte à la culture du destinataire et à son environnement. »

Les slogans publicitaires devraient changer en fonction des pays. Un exemple significatif est l’exportation du vin de Bordeaux : en France un vigneron examine la robe du vin avant de le goûter avec une simple signature : « Médoc Bordeaux ». En Grande Bretagne on propose des messages intimistes voire sensuels renforcés par le message « Let the mood take you to Bordeaux ». Pour l’Allemagne l’accent est mis sur l’ancienneté des traditions du vignoble, avec la liste des crus.

Les styles publicitaires français et allemand sont tout à fait différents et résonnent avec leur culture. Les messages publicitaires de l’Allemagne sont explicites, clairs, ils donnent de l’information directe pour le produit et font la démonstration de ses qualités. A l’opposé, les messages publicitaires en France sont implicites et ce sont l’émotion, l’esthétique et l’imagination, la sensualité qui y prédominent, exprimés souvent avec des jeux de mots et des sous-entendus.

En conclusion de cet exposé, on pourrait souligner la complexité du processus de communication interculturelle où la langue n’est qu’un des éléments véhiculaires de l’information parmi beaucoup d’autres comme le langage du corps, les perceptions, les stéréotypes auxquels nous devrions nous familiariser pour éviter des malentendus.

Tania Dimitrova
Université d’économie de Varna

[1Verbunt Gilles, Manuel d’initiation à l’interculturel, Chronique sociale, Lyon 2011, p.10

[2Trompenars Fons, L’Entreprise interculturelle, Maxima, 1994, p.121

[3Paveau, J.,F.Duphil. Exporter : Pratique du commerce extérieur. (18e ed) Paris :Les Editions Foucher, 2003, p.231

[4Chaves R.-M.Chaves, L.Favier, S.Pélissier, L’Interculturel en classe, PUG 2012

[7Hall E., La danse de la vie - Temps culturel, temps vécu, Paris, Seuil, 1984, p. 58

[10Loubry, M. Manuel du cosmopolite . Manuel for cosmopolitan, Editions Yago, 2007, p.67

[11Paveau, J.,F.Duphil. Exporter : Pratique du commerce extérieur. (18e ed) Paris :Les Editions Foucher, 2003, p.179